L'Antiquité et le christianisme dans la pensée de Jean-Jacques Rousseau

BookL'Antiquité et le christianisme dans la pensée de Jean-Jacques Rousseau

L'Antiquité et le christianisme dans la pensée de Jean-Jacques Rousseau

Oxford University Studies in the Enlightenment, 372

1999

January 1st, 1999

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La pensee de Jean-Jacques Rousseau continue d’appeler les lectures critiques les plus diverses et de susciter des interpretations parfois contradictoires.
Jean-Jacques Rousseau défendit passionnément les valeurs de la communauté démocratique.Citoyen de la petite république de Genève il recueillit avec ferveur l’enseignement des Hommes illustres de Plutarque et les leçons de l’Antiquité républicaine.
Mais Jean-Jacques est aussi le philosophe du XVIIIe siècle qui fit reconnaître avec le plus d’éclat son irréductible singularité. Quand il engagea sa grande entreprise autobiographique, il souligna surtout sa différence. Et dans cette quête personnelle, toute particulière, Jean-Jacques trouvait l’appui d’une conviction chrétienne protestante.
Rousseau recueillait ainsi à sa manière la double tradition de la Reforme et de l’Antiquité républicaine. Mais alors que ces deux dimensions coexistaient dans la république calviniste de Genève, Rousseau fut conduit à les dissocier, dans un ‘triste et grand système’ qui opposait avec une douloureuse obstination les valeurs de l’Homme et celles du Citoyen. L’enquête conduite en ce livre explore les profondeurs de ce paradoxe qui fait la grandeur de Rousseau.

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Table of Contents

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Section TitlePagePrice
Cover1
Half Title2
Title Page4
Copyright Page5
Table des matières6
Remerciements11
Abréviations et citations12
Introduction: ‘Le problème Jean-Jacques Rousseau’14
1. Une enfance à Gèneve: les Romains et les romans24
i. ‘Né moi-même citoyen d’une République...'24
ii. Le jeune Jean-Jacques et l’univers de la ‘Fabrique’26
iii. Genève: une ‘aristo-démocratie’29
iv. Structures politico-juridiques et antagonismes sociaux31
v. La prégnance de la religion dans les mentalités genevoises33
vi. La présence de la culture antique, dès les débuts de la Réforme35
vii. La référence antique dans la culture lettrée au temps de Rousseau41
viii. Les affrontements politiques à Genève dans la première moitié du dix-huitième siècle49
ix. La référence antique dans le discours politique52
x. La force du référent proposé par l’histoire genevoise62
xi. L’intensité de la référence religieuse dans les combats républicains65
xii. Jean-Jacques, Genevois romain68
xiii. De l’enfance vécue à l’enfance reconstruite: Jean-Jacques, les romans et les Romains70
2. 1728–1749: une si longue attente80
i. Auprès de madame de Warens80
ii. Entrer dans le monde81
iii. Une conviction chrétienne consolidée, approfondie84
iv. Une culture antique qui perd ses couleurs républicaines92
v. Une ambition: parvenir. Mais un souvenir: Genève95
vi. Les charmes de la nature, de l’innocence et de la simplicité103
vii. Une tentation: le compromis, le juste milieu106
viii. Des orages libérateurs108
3. 1749–1756: 'l'intrépidité de la vertu’114
i. Des années d’effervescence114
ii. Le Discours sur les sciences et les arts: où Ton retrouve ‘ces vieux mots de Patrie et de Religion’116
iii. Problèmes: le Héros et le Sage125
iv. La ‘rèforme’ de Jean-Jacques129
v. Le Discours sur l'origine de l'inégalité137
vi. ‘A la République de Genève’150
vii. L’article ‘Economie politique’160
viii. Le temps des incertitudes166
4. Avril 1756–automne 1758: ermite, ‘berger’ ou citoyen?170
i. Les deux années à l’Hermitage170
ii. La réforme religieuse (Morceau allégorique sur la Révélation, Lettre à Voltaire sur la Providence, Lettres morales)173
iii. Les écrits de l’abbé de Saint-Pierre: le problème de la guerre179
iv. Le Citoyen amoureux, le Citoyen romancier?184
v. La référence antique dans la Nouvelle Héloïse188
vi. La valeur structurante de la référence religieuse dans la Nouvelle Héloïse197
vii. Julie, amoureuse et ‘dévote’201
viii. Le fil genevois209
ix. Un théâtre à Genève? L’enjeu du débat212
x. La Lettre à d'Alembert: un manifeste patriotique214
xi. Dans les marges de cette Lettre, l’esquisse d’une profession de foi religieuse217
xii. L’éclat de la référence antique dans la Lettre sur les spectacles220
xiii. La tendresse coupable de l’amour et la dangereuse douceur des femmes226
xiv. La réception à Genève de la Lettre sur les spectacles232
5. 1758–1762: raboutissement du ‘système’ . L'Emile et le Contrat social236
i. Une indépendance paradoxale236
ii. L’Emile et le Contrat social: une complémentarité problématique241
iii. L’intensité du paradigme antique dans le Contrat social245
iv. Les deux religions: la religion de l’homme et celle du citoyen. Ou la citoyenneté contre le christianisme253
v. Les deux éducations: l’éducation de l'homme et celle du citoyen262
vi. Les images antiques dans l' Emile276
vii. L’intensité décisive de la référence chretienne dans l' Emile288
viii. La difficile unité de l'homme305
ix. La difficile unité de la communauté civique: l'enseignement de la République romaine321
x. ‘Les sourds mugissemens qui précédent l’orage’ (OC i.575)337
6. 1762–1778: ‘Vitam impendere vero’344
i. Un interminable combat344
ii. L’intensité des images antiques350
iii. Le soutien des images bibliques358
iv. ‘Je suis chrétien, Monseigneur, sincerement chrétien’361
v. Le Christianisme contre la Citoyenneté: une antinomie maintenue370
vi. Le long combat du Citoyen ou l'impossible rupture373
vii. L’intensité grandissante des références antiques dans les débats genevois387
viii. Jean-Jacques législateur397
ix. L’aventure autobiographique412
7. L’individu et la communauté428
i. La leçon des parallèles: Socrate et Caton, Socrate et Jésus428
ii. Le solitaire et le citoyen438
iii. Le paradigme de l'homme (I): Socrate, Epictète et Diogène442
iv. Le paradigme de l'homme (II): la tradition chrétienne450
v. L’idéal de la communauté et les leçons de la cité antique460
vi. La communauté démocratique et la ‘volonté générale’463
vii. Communion des volontés ou confrontation des opinions?470
viii. La communauté égalitaire474
ix. Liberté des anciens et libert des modernes478
x. La dépendance heureuse: du citoyen au ‘client’483
8. Le statut du politique498
i. La nature et la loi498
ii. Le citoyen et les affections naturelles: l’inflexible vertu de Brutus501
iii. La loi civile et la loi morale: le jeune Spartiate et le petit renard515
iv. Le politique et l’économique526
v. Le politique et le social539
vi. L’espace du politique et la sphère du travail544
vii. La libre initiative des citoyens et l’extériorité de la loi553
viii. Le législateur560
ix. Les prises intérieures573
x. La foi des serments et le problème de la religion civile581
9. Le clos et l’ouvert594
i. L’amour de soi et la pitié594
ii. L’homme et le monde: l'individu et le sujet601
iii. La bonté et la vertu, la douceur et la force611
iv. Patriotisme et cosmopolitisme618
v. Le commerce ou la guerre?632
vi. Moïse et Jésus641
vii. La paix et la liberté652
Conclusion662
Bibliographie672
Index704