Religions en transition dans la seconde moitié du XVIIIe siècle

BookReligions en transition dans la seconde moitié du XVIIIe siècle

Religions en transition dans la seconde moitié du XVIIIe siècle

Oxford University Studies in the Enlightenment, 2000:02

2000

February 1st, 2000

£50.00

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Longtemps, les historiens de la religion comme ceux de la littérature ont considéré la seconde moitié du dix-huitième siècle comme le temps du déclin irrémédiable du sentiment religieux. Les spécialistes qui se sont réunis pour écrire cet ouvrage n’ignorent pas les nombreux signes de détachement voire hostilité à l’egard du christianisme qui se manifestèrent au grand jour lors de l’apogée des Lumières. Toutefois, une étude comparée réalisé dans plusieurs pays européens a conduit à nuancer ce constat. De plus, les auteurs des communications constatent plus une désaffection à l’égard de certaines pratiques qu’une mise en procès de la religion elle-même. Celle-ci, au contraire, connut, dans la seconde moitié du dix-huitième siècle, une telle extension, une si grande diversité dans ses formes d’expression qu’elle a pu dérouter l’analyste. En effet, de Benoît-Joseph Labre aux bénédictins franc-maçons, des pasteurs éclairés anglais ou suisse aux petits groupes de femmes qui se disaient envoyées par le Ciel pour répandre le culte du Sacré-Coeur, les différences purent apparaître considérables. Elles ne l’étaient pas moins, à l’intérieur d’une confession, entre la spiritualité d’un Alphonse de Liguori, dans le Mezzogiorno, et celle des jésuites d’Espagne ou de Bavière. On n’assistait pas à une brusque accélération d’un processus de décadence, mais à une formidable implosion du religieux qui conduisait à la fois à la disparition de croyances et de règles anciennes et à la brusque apparition de cultes aussi étrangers qu’éphémères. Mais, dans ce grand remuement d’hommes et d’idées se distinguaient déjà, de façon indécise, les formes nouvelles des religions chrétiennes telles que nous les connaissons aujourd’hui. Le temps des Lumières triomphantes ne fut donc pas tant l’époque d’un déclin de la pensée religieuse que celle d’une nouvelle naissance de celle-ci. 

'Remarquablement construit, l’ouvrage est d’autant plus homogène que chaque partie est introduite par quelques lignes synthétiques de [Louis Châtellier].'
- Revue Mabillon