Francosphères

The anthropology of transition

Reading extracts of folk and popular music in post-revolution Tunisia

Francosphères (2015), 4, (2), 141–156.

Abstract

Popular and folk music have been closely scrutinized since the outburst of the uprisings in the Arab world in 2011. Whether we choose to see art as a seismometer that foretells of social unrest before it even breaks out, or as an outcome of these waves, there is a growing interest in reading art as an effective measure of social unrest. The upsurge of digital technology in the first decade of the third millennium led to the popularization of forms of art that were previously less well known. In Tunisia, there’s a growing belief that the proliferation of all forms of popular art was the inevitable outcome of a more globally interconnected world, resulting in the emergence of genres of popular art and folk art which have long remained restricted to oral communication or to narrow circles of youth culture.

La musique populaire et folklorique a été examinée de près depuis le déchaînement des soulèvements dans le monde arabe en 2011. Que nous choisissons de voir l’art comme un sismomètre qui prédit des troubles sociaux avant leur déclenchement ou comme un résultat de ces soulèvements, la lecture de l’art en tant que moyen de mesure de l’agitation populaire à un intérêt capital. La prévalence de la technologie numérique dans la première décennie du troisième millénaire a conduit à la vulgarisation des formes d’art qui étaient auparavant mal connus. En Tunisie, il existe une conviction croissante que la prolifération de toutes les formes d’art populaire était le résultat inévitable d’un monde plus interconnecté à l’échelle mondiale, ce qui entraîne l’émergence de différents genres de l’art populaire qui étaient limitée à la communication orale ou à des sphères limitées de la culture des jeunes.

The anthropology of transition

Reading extracts of folk and popular music in post-revolution Tunisia

Abstract

Popular and folk music have been closely scrutinized since the outburst of the uprisings in the Arab world in 2011. Whether we choose to see art as a seismometer that foretells of social unrest before it even breaks out, or as an outcome of these waves, there is a growing interest in reading art as an effective measure of social unrest. The upsurge of digital technology in the first decade of the third millennium led to the popularization of forms of art that were previously less well known. In Tunisia, there’s a growing belief that the proliferation of all forms of popular art was the inevitable outcome of a more globally interconnected world, resulting in the emergence of genres of popular art and folk art which have long remained restricted to oral communication or to narrow circles of youth culture.

La musique populaire et folklorique a été examinée de près depuis le déchaînement des soulèvements dans le monde arabe en 2011. Que nous choisissons de voir l’art comme un sismomètre qui prédit des troubles sociaux avant leur déclenchement ou comme un résultat de ces soulèvements, la lecture de l’art en tant que moyen de mesure de l’agitation populaire à un intérêt capital. La prévalence de la technologie numérique dans la première décennie du troisième millénaire a conduit à la vulgarisation des formes d’art qui étaient auparavant mal connus. En Tunisie, il existe une conviction croissante que la prolifération de toutes les formes d’art populaire était le résultat inévitable d’un monde plus interconnecté à l’échelle mondiale, ce qui entraîne l’émergence de différents genres de l’art populaire qui étaient limitée à la communication orale ou à des sphères limitées de la culture des jeunes.


Details

Author details

Jouili, Mohammed

Yacoubi, Imen