Francosphères

‘You have said things you should not have said’

Trauma, healing, and treacherous self-telling in stories of Haitian women

Francosphères (2015), 4, (1), 71–83.

Abstract

This article is focused on a series of texts written in and about Haiti and circulated throughout the literary and cyber spaces of the global ‘First World’. It takes as its point of departure Edwidge Danticat’s intervention into a ‘post-earthquake’ debate among women researchers and journalists regarding the representation of Haiti and, especially, women living in the tent cities. The article considers the geo-political borders that circumscribe the bodies and the voices of the most marginalized. Tracing the path from the actual to the fictional and back, this article moves from a real-world controversy around the particular, involuntarily public trauma of one Haitian rape survivor to a consideration of the ethics of storytelling in a hierarchically raced and gendered world.

Ces réflexions sont axées sur une série de textes écrits en ou sur Haïti, et qui ont été circulées à travers les espaces littéraires et le cybermonde des ‘pays développés’. Nous prenons comme point de départ l’intervention d’Edwidge Danticat dans un débat ‘post-séisme’ parmi des femmes – chercheuses et journalistes – concernant la représentation d’Haïti, et en particulier, des femmes vivant dans les villages de tentes. L’article examine les frontières géopolitiques qui circonscrivent les corps et les voix des plus marginalisés. En traçant le chemin du réel à la fiction et de retour au réel, cet article va d’une controverse dans le monde réel qui concerne le traumatisme particulier et involontairement public d’une victime haïtienne de viol à une considération de l’éthique de la narration dans un monde qui est structuré sur des hiérarchies de race et de sexe.

‘You have said things you should not have said’

Trauma, healing, and treacherous self-telling in stories of Haitian women

Abstract

This article is focused on a series of texts written in and about Haiti and circulated throughout the literary and cyber spaces of the global ‘First World’. It takes as its point of departure Edwidge Danticat’s intervention into a ‘post-earthquake’ debate among women researchers and journalists regarding the representation of Haiti and, especially, women living in the tent cities. The article considers the geo-political borders that circumscribe the bodies and the voices of the most marginalized. Tracing the path from the actual to the fictional and back, this article moves from a real-world controversy around the particular, involuntarily public trauma of one Haitian rape survivor to a consideration of the ethics of storytelling in a hierarchically raced and gendered world.

Ces réflexions sont axées sur une série de textes écrits en ou sur Haïti, et qui ont été circulées à travers les espaces littéraires et le cybermonde des ‘pays développés’. Nous prenons comme point de départ l’intervention d’Edwidge Danticat dans un débat ‘post-séisme’ parmi des femmes – chercheuses et journalistes – concernant la représentation d’Haïti, et en particulier, des femmes vivant dans les villages de tentes. L’article examine les frontières géopolitiques qui circonscrivent les corps et les voix des plus marginalisés. En traçant le chemin du réel à la fiction et de retour au réel, cet article va d’une controverse dans le monde réel qui concerne le traumatisme particulier et involontairement public d’une victime haïtienne de viol à une considération de l’éthique de la narration dans un monde qui est structuré sur des hiérarchies de race et de sexe.


Details

Author details

Glover, Kaiama L.