Francosphères

Literature, or the travelling tattoo

Mobile manuscripts in the works of Déwé Gorodé and Stéphanie Ari’irau Richard’Vivi

Francosphères (2017), 6, (2), 163–178.

Abstract

This essay considers Kanak author Déwé Gorodé’s 2009 novel Graines de pin colonnaire and Tahitian author Stéphanie Ari’irau Richard’Vivi’s 2006 novel Matamimi, ou La vie nous attend as ‘mobile manuscripts’: dialogic, literary border-crossings that facilitate communication and connections in Oceania. The boundary-crossing, permeable characteristics of the Oceanian tattoo as conceptualized in the works of Sean Mallon, Albert Wendt, and Margo DeMello provide a metaphorical lens through which I suggest we regard the corporeal literary engagement of the two Oceanian women authors examined here. Envisioned as coterminous with the tattoo, Oceanian literature is endowed with similar boundary-transcending functions: it travels, influences, and becomes informed by its connections with other bodies and world literatures, enabling an international dialogue between writers, within Oceania and beyond. The study demonstrates how Gorodé and Ari’irau employ socially inscribed, marked bodies to participate in an inter-Oceanic conversation that textually reinforces their mutual concern for a continued effervescence of an Oceanian literary tradition in French.

Cette étude a pour objet le roman de l’écrivaine Kanak Déwé Gorodé, Graines de pin colonnaire (2009) et le roman tahitien de Stéphanie Ari’irau Richard’Vivi, Matamimi, ou La vie nous attend (2006). Nous considérons ces deux romans comme des ‘manuscrits mobiles’: des écrits littéraires dialogiques qui traversent les frontières et facilitent la communication et les connexions en Océanie. Les caractéristiques perméables du tatouage océanien, conceptualisées dans les œuvres de Sean Mallon, Albert Wendt et Margo DeMello, nous fournissent un angle métaphorique à travers lequel nous suggérons d’examiner les engagements littéraires corporels des deux écrivaines océaniennes de cette étude. Comme le tatouage, la littérature océanienne est dotée de fonctions transcendantes: elle voyage, elle influence et elle s’instruit en faisant des connexions avec d’autres corps et d’autres littératures, permettant un dialogue transnational entre d’autres écrivains, en Océanie et à travers le monde. L’essai démontre comment Gorodé et Ari’irau emploient des corps inscrits, socialement marqués, pour participer à une conversation inter-Océanienne qui renforce textuellement leurs intérêts partagés pour une croissance continuelle d’une tradition littéraire océanienne en français.

Literature, or the travelling tattoo

Mobile manuscripts in the works of Déwé Gorodé and Stéphanie Ari’irau Richard’Vivi

Abstract

This essay considers Kanak author Déwé Gorodé’s 2009 novel Graines de pin colonnaire and Tahitian author Stéphanie Ari’irau Richard’Vivi’s 2006 novel Matamimi, ou La vie nous attend as ‘mobile manuscripts’: dialogic, literary border-crossings that facilitate communication and connections in Oceania. The boundary-crossing, permeable characteristics of the Oceanian tattoo as conceptualized in the works of Sean Mallon, Albert Wendt, and Margo DeMello provide a metaphorical lens through which I suggest we regard the corporeal literary engagement of the two Oceanian women authors examined here. Envisioned as coterminous with the tattoo, Oceanian literature is endowed with similar boundary-transcending functions: it travels, influences, and becomes informed by its connections with other bodies and world literatures, enabling an international dialogue between writers, within Oceania and beyond. The study demonstrates how Gorodé and Ari’irau employ socially inscribed, marked bodies to participate in an inter-Oceanic conversation that textually reinforces their mutual concern for a continued effervescence of an Oceanian literary tradition in French.

Cette étude a pour objet le roman de l’écrivaine Kanak Déwé Gorodé, Graines de pin colonnaire (2009) et le roman tahitien de Stéphanie Ari’irau Richard’Vivi, Matamimi, ou La vie nous attend (2006). Nous considérons ces deux romans comme des ‘manuscrits mobiles’: des écrits littéraires dialogiques qui traversent les frontières et facilitent la communication et les connexions en Océanie. Les caractéristiques perméables du tatouage océanien, conceptualisées dans les œuvres de Sean Mallon, Albert Wendt et Margo DeMello, nous fournissent un angle métaphorique à travers lequel nous suggérons d’examiner les engagements littéraires corporels des deux écrivaines océaniennes de cette étude. Comme le tatouage, la littérature océanienne est dotée de fonctions transcendantes: elle voyage, elle influence et elle s’instruit en faisant des connexions avec d’autres corps et d’autres littératures, permettant un dialogue transnational entre d’autres écrivains, en Océanie et à travers le monde. L’essai démontre comment Gorodé et Ari’irau emploient des corps inscrits, socialement marqués, pour participer à une conversation inter-Océanienne qui renforce textuellement leurs intérêts partagés pour une croissance continuelle d’une tradition littéraire océanienne en français.


Details

Author details

Frengs, Julia L.