Francosphères

Requiem for a requiem

Reading Djebar after death in Le Blanc de l’Algérie

Francosphères (2016), 5, (1), 5–24.

Abstract

As many readers will recall, the Algerian writer and filmmaker Assia Djebar died in Paris in February 2015. This article examines her legacy to memory, through memory, by re-reading a text about death, Le Blanc de l’Algérie. What is the status of this text that is difficult to classify, one that insists we look at and mourn next to Djebar and her memories? And where do we locate Assia Djebar? Le Blanc becomes a testament before death where readers are caught between mortal survival (Djebar at the time of publication survives; her friends do not) and textual immortality (embodied time; a spatial body that survives and keeps traces of time). Does redressing the dead with text ignite nostalgia and stave off forgetting? In other words, what is at stake in the production of Assia Djebar, through others and through her texts, and does this promote a specifically postcolonial melancholia or nostalgia? Finally, does the disappearance of Djebar change the way we read her? Re-reading Le Blanc will reveal Djebar’s multiple legacies, the politics of Francophonie, and how Algeria itself appears in and as a state of emergency in present day France.

Comme beaucoup de lecteurs se souviendront, l’écrivaine et cinéaste algérienne Assia Djebar est morte à Paris en février 2015. Dans cet article, nous examinerons ce qu’elle a légué à la postérité en relisant un de ses textes traitant de la mort, notamment Le Blanc de l’Algérie. Nous posons les questions suivantes: quel est le statut de ce texte, si difficile à classer, et qui insiste pour que nous regardions vers elle, à côté d’elle, que nous fassions le travail de deuil avec elle et ses souvenirs? Où se situe Assia Djebar? Etant un témoignage avant la mort, Le Blanc capture les lecteurs entre la vie des mortels et l’immortalité des textes. Revêtir les morts et les disparus avec les textes permet-il de rallumer la nostalgie tout en évitant l’oubli? En d’autres termes, de quoi s’agit-il dans l’oeuvre de Djebar? De la promotion d’une mélancolie ou d’une nostalgie postcoloniale? Et finalement, en relisant Le Blanc de l’Algérie nous tracerons plusieurs legs de Djebar; de la politique de la francophonie jusqu’aux manières dont l’Algérie comparaît dans l’état d’urgence dans la France actuelle.

Requiem for a requiem

Reading Djebar after death in Le Blanc de l’Algérie

Abstract

As many readers will recall, the Algerian writer and filmmaker Assia Djebar died in Paris in February 2015. This article examines her legacy to memory, through memory, by re-reading a text about death, Le Blanc de l’Algérie. What is the status of this text that is difficult to classify, one that insists we look at and mourn next to Djebar and her memories? And where do we locate Assia Djebar? Le Blanc becomes a testament before death where readers are caught between mortal survival (Djebar at the time of publication survives; her friends do not) and textual immortality (embodied time; a spatial body that survives and keeps traces of time). Does redressing the dead with text ignite nostalgia and stave off forgetting? In other words, what is at stake in the production of Assia Djebar, through others and through her texts, and does this promote a specifically postcolonial melancholia or nostalgia? Finally, does the disappearance of Djebar change the way we read her? Re-reading Le Blanc will reveal Djebar’s multiple legacies, the politics of Francophonie, and how Algeria itself appears in and as a state of emergency in present day France.

Comme beaucoup de lecteurs se souviendront, l’écrivaine et cinéaste algérienne Assia Djebar est morte à Paris en février 2015. Dans cet article, nous examinerons ce qu’elle a légué à la postérité en relisant un de ses textes traitant de la mort, notamment Le Blanc de l’Algérie. Nous posons les questions suivantes: quel est le statut de ce texte, si difficile à classer, et qui insiste pour que nous regardions vers elle, à côté d’elle, que nous fassions le travail de deuil avec elle et ses souvenirs? Où se situe Assia Djebar? Etant un témoignage avant la mort, Le Blanc capture les lecteurs entre la vie des mortels et l’immortalité des textes. Revêtir les morts et les disparus avec les textes permet-il de rallumer la nostalgie tout en évitant l’oubli? En d’autres termes, de quoi s’agit-il dans l’oeuvre de Djebar? De la promotion d’une mélancolie ou d’une nostalgie postcoloniale? Et finalement, en relisant Le Blanc de l’Algérie nous tracerons plusieurs legs de Djebar; de la politique de la francophonie jusqu’aux manières dont l’Algérie comparaît dans l’état d’urgence dans la France actuelle.


Details

Author details

MacDonald, Megan C.